La réunion sur l’économie des produits forestiers non ligneux en Afrique Centrale démarre à Kigali La FAO accompagne les pays de la sous-région dans la valorisation de leurs PFNL

Kigali, 21 novembre 2016 – Les écosystèmes terrestres d’Afrique Centrale renferment une biodiversité exceptionnelle, dont le potentiel est inestimable pour le développement socio-économique de la sous-région. Ils sont un véritable réservoir de produits forestiers non ligneux (PFNL), lesquels sont d’une importance capitale pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Les PFNL sont une source de revenus, de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire traditionnels pour les populations rurales et personnes vivant en zones péri- urbaines et urbaines dans tous les Etats d’Afrique centrale.

 

«Malgré l’importance reconnue des PFNL dans la lutte contre la pauvreté, le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique centrale, le secteur des PFNL ne décolle pas encore », a soutenu Raymond Mbitikon, Secrétaire exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) lors de l’ouverture de la rencontre de Kigali.

 

C’est justement pour faire un plaidoyer qui conduira à un engagement politique de haut niveau pour le développement et la promotion de la filière Produits Forestiers Non Ligneux en Afrique centrale, que la FAO tient cette réunion, dans le cadre de la 16ième réunion des parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). Les experts de dix pays de l’Afrique centrale (le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé-et-principe, le Tchad) de la FAO, de la BAD, de Bioversity International, de la COMIFAC, du CIFOR, de la CEEAC, de l’ICRAF, de l’ UICN etc. prennent part à ces assises.

 

Pour un développement de l’économie des PFNL

 

L’objectif de cette réunion, est de faire un état des lieux du secteur des PFNL et de réfléchir sur les nouvelles orientations politiques, législatives et techniques sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Au final, les recommandations seront formulées sous la forme de décisions politiques qui  seront soumises à la 9ième session ordinaire des Ministres de la COMIFAC, qui se tiendra du 28 au 30 novembre à Kigali, dans l’optique de dynamiser l’engagement en faveur des PFNL.

  

 

Un secteur porteur

 

Les PFNL sont très importants pour les économies nationales des pays d’Afrique centrale. Au Rwanda, par exemple « le gouvernement reconnaît le secteur des PFNL comme l’une des ressources nécessaires au développement du pays. Il est engagé dans le renforcement de la coordination institutionnelle et des structures responsables des PFNL à travers l’Autorité Rwandaise des Ressources Naturelles », a affirmé Amin Mutaganda, Directeur général adjoint des ressources naturelles, en charge des Forêts.

 

En Afrique centrale, depuis 2005, la FAO a mis en œuvre quatre projets d’envergure portant sur l’utilisation, le renforcement des capacités et la mobilisation des acteurs autours des Produits Forestiers Non ligneux. Dans cette optique, grâce à un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC), la FAO met en œuvre, depuis 2014 un projet intitulé « Renforcement de la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire en Afrique centrale ».

 

En matière de résultats, « le renforcement des capacités entrepreneuriales des communautés a été effectué pour mieux valoriser les PFNL dans l’optique d’augmenter les revenus des populations, de promouvoir l’emploi et de réduire la pauvreté rurale », a souligné Alexis Ruzigana, Chargé de programme au Bureau de la FAO au Rwanda.

 

Le fort potentiel économique du secteur des PFNL, devrait permettre s’il est développé, de contribuer à la diversification des économies des pays de l’espace COMIFAC.  Avec la chute du cours du baril de pétrole, le développement de cette filière présente une opportunité  de taille. De ce fait , « le secteur des PFNL devrait bénéficier d’une attention soutenue des Gouvernements des pays d’Afrique Centrale par une meilleure intégration de ces produits dans les politiques et stratégies visant le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le financement et le développement des petites entreprises forestières, l’appui à l’innovation et à l’amélioration des filières PFNL », a ajouté Raymond Mbitikon.